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Le Capitaine Ezzedine Kacem met en lumière le déclin de la flotte tunisienne et les défis portuaires

Un appel à la modernisation du transport maritime tunisien

Le capitaine Ezzedine Kacem, président et fondateur du Bloc maritime tunisien, a récemment exprimé ses préoccupations concernant le déclin de la flotte marchande de la Tunisie et les insuffisances des infrastructures portuaires. Lors de son intervention dans l’émission Ecomag sur Express FM, il a plaidé pour une modernisation urgente du secteur maritime national.

La flotte marchande en déclin

Dans les années 1970 et 1980, la Tunisie comptait 42 navires marchands, dont 28 petites unités avec une capacité variant entre 3 000 et 5 000 tonnes. Ces navires jouaient un rôle clé en desservant des marchés asiatiques tels que l’Inde et l’Indonésie. Cependant, Kacem a souligné que cette flotte a progressivement diminué, entraînant la disparition de plusieurs lignes maritimes essentielles.

Situation actuelle de la Compagnie Tunisienne de Navigation

Actuellement, la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) exploite officiellement six navires, dont quatre sont dédiés au transport de fret. Malgré cela, l’intervenant a noté que cette réduction de la flotte limite les capacités nationales et nuit à la compétitivité du pays sur le marché maritime international.

Les défis des infrastructures portuaires

Kacem a également attiré l’attention sur l’état préoccupant des infrastructures portuaires tunisiennes, dont certaines datent du XIXe siècle. La faible profondeur de plusieurs ports, entre 6 et 8 mètres, restreint l’accueil de grands navires, ce qui représente un frein à l’essor du commerce maritime.

Radès : un port congestionné

Le port de Radès, qui s’étend sur environ 40 hectares, dispose d’une capacité initiale de 6 000 conteneurs. Toutefois, le volume traité a atteint 14 000 conteneurs, ce qui crée une congestion et entraîne des retards de livraison. Ces retards peuvent avoir des répercussions significatives sur les coûts pour les entreprises importatrices et exportatrices, impactant ainsi les consommateurs.

Enfidha : un projet stratégique à ne pas négliger

Kacem a plaidé pour une accélération du projet de port en eaux profondes d’Enfidha, qu’il défend depuis 1986. Selon ses estimations, un investissement d’environ 500 millions de dollars avait été envisagé en 2002 pour ce projet crucial. Il propose une profondeur de 25 mètres pour le futur port, associée à la création de plateformes logistiques reliant les zones industrielles et agricoles.

Positionner la Tunisie sur les routes maritimes

Le but de ce développement serait de positionner la Tunisie comme un acteur clé dans les flux maritimes reliant l’Asie, l’Europe et l’Afrique de l’Ouest. Kacem a également souligné l’importance de l’économie bleue, qu’il estime pouvoir représenter 20 % du PIB, bien qu’il n’ait pas précisé les méthodes de calcul.

Renforcer la compétitivité du commerce extérieur tunisien

Pour améliorer la compétitivité du commerce extérieur tunisien, Kacem appelle à renforcer la formation maritime, à numériser les opérations portuaires et à moderniser les infrastructures logistiques. Ces mesures sont essentielles pour répondre aux défis actuels et futurs du secteur maritime tunisien.

Conclusion

Face aux défis que rencontre le secteur maritime en Tunisie, l’appel à une action concertée et rapide est plus que jamais d’actualité. La modernisation de la flotte et des infrastructures portuaires est essentielle pour relancer le commerce maritime et positionner la Tunisie sur la scène internationale.

Source : www.webmanagercenter.com

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