Marine marchande

Fret Maritime : Les Tarifs au Départ d’Asie Révisés à la Hausse vers le Maroc en Novembre 2026

Les géants du transport maritime révisent leurs grilles tarifaires sur les routes reliant l’Extrême-Orient à l’Afrique du Nord. En effet, MSC et CMA CGM appliquent de nouvelles augmentations dès le 1ᵉʳ novembre 2026. De ce fait, ces réajustements impactent directement les coûts d’approvisionnement des opérateurs économiques marocains.

Des Augmentations Significatives pour les Conteneurs à Destination du Maroc

Ainsi, les principaux armateurs mondiaux majorent leurs tarifs FAK (Freight All Kinds) pour la première moitié du mois de novembre :

  • MSC (destination Casablanca) : Le tarif d’un conteneur 20 pieds passe de 4 550 $ à 4 800 $. Le conteneur 40 pieds (y compris High Cube) grimpe de 5 500 $ à 6 000 $.
  • CMA CGM (destination Afrique du Nord) : La compagnie fixe ses taux à 5 300 $ pour un conteneur 20 pieds et 7 100 $ pour un 40 pieds.
  • Maersk : L’armateur danois applique dès le 2 novembre des frais révisés spécifiques sur les modifications de documents de transport à l’exportation.

Par ailleurs, ces révisions tarifaires s’étendent à l’ensemble du bassin méditerranéen.

Tensions Géopolitiques et Gestion de la Surcapacité Flottante

Cependant, ces hausses résultent de multiples contraintes opérationnelles et économiques selon les experts du secteur. Selon Hicham Mellakh, vice-président de l’ASMEX, la flambée du prix du pétrole et les perturbations logistiques liées aux tensions régionales renchérissent les trajets.

De son côté, l’expert maritime Najib Cherfaoui souligne que la surcapacité du marché pèse lourdement sur les armateurs :

  • Arrivée de navires neufs : Le secteur enregistre une capacité supplémentaire de 2 millions de conteneurs.
  • Mise en relâche des flottes : Les compagnies retirent des navires du service pour soutenir la chute des prix.
  • Financement des investissements : Les hausses tarifaires financent la gestion de cette flotte en surcapacité.

Par conséquent, les importateurs et exportateurs maritimes doivent anticiper des coûts logistiques accrus et des délais de livraison prolongés. Enfin, cette situation accentue la pression sur les chaînes d’approvisionnement nationales.

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Directeur de la publication : Alexandre Frioui